Ahhh L'Amour

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France Televisions

Romeo et juliette : un cadavre exquis ?

Comme nous vous le rappelions hier lors de notre article sur Shakespeare, France 2 diffusera très prochainement une adaptation de Roméo et Juliette, une des plus belles histoires d’amour racontée par des adolescents de deux lycées différents. Mais connaissez-vous les origines de cette pièce ? Savez-vous que la pièce a été adaptées à plusieurs reprises au cinéma et qu’elle a inspirée de nombreux cinéastes ? Explication.
1- La pièce

Roméo et Juliette est certainement la pièce de Shakespeare la plus connue au monde. Tout le monde connait l’histoire des familles Capulet et Montaigu s’opposant dans la ville de Vérone et qui vont de réconcilier à la mort de leurs enfants s’étant tués face à leur amour impossible. Roméo et Juliette c’est le romantisme même, c’est quand l’amour parvient à vaincre le mal, quand l’amour n’a aucune limite ni même la mort. Saviez-vous que cette piéce existait bien avant Shakespeare ? De nombreuses histoires tragiques décrivait exactement la même chose sous l’antiquité. Le mythe de Pyrame et Thisbé relaté dans les méthamorphose d’Ovide, par exemple, où il s’agit exactement de la même trame narrative et du même suspense dramatique.
Les similitudes avec d,autres oeuvres vont encore plus loin. Par exemple, dans la Divine comédie de Dante, (14ème siècle), les noms Capuletti et Montecchi y sont prononcés.
L’intrigue se complexifie en 1467 avec “Mariotto et Ganozza”, une nouvelle de Masuccio Salernitano. Puis en 1530, on voit apparaitre une nouvelle adaptation littéraire avec un titre très proche de celui d Shakespeare “ Giulietta e Romeo”. En 1554, c’est au tour de Matteo Bandello de mettre son coup de plume, le conte s’appelle désormais “Giuletta e Romeo”, l’histoire se développe avec notamment la création de deux personnages : la nourrice de Giuletta et Benvolio. Puis le célèbre poéte Arthur Brooke afinera sa version en anglais avec “The tragical history of Romeus and Juliet “ (1562). C’est sur cette dernière version que Shakespeare travaillera. En somme, on peut se demander si le Roméo et Juliette que nous connaissons n’est pas tout simplement un cadavre exquis.

2- Les films :

Les adaptations cinématographiques de Roméo et Juliette qui sont restés relativement fidèles au texte original ne sont pas très courante, car toutes les versions ont été adapté dans un contexte contemporain.


“Roméo et Juliette” (1936) de Georges Cukor. La grande et belle époque d’Hollywood n’a pas échappée à une adaptation de Roméo et Juliette. Le grand Georges Cukor qui a mis en scénes les plus grandes actrices a réalisé un chef d’oeuvre en mettant en lumière la célèbre Norma Shearer. C’est la première adaptation de la pièce au cinéma.
Bande annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=IoAgB_sbDOE


“Roméo et Juliette” (1954) de Reneto Castellani Adaptation fidèle et récompensé par un Lion d’or à la Mostra Venise, meilleur film étranger selon le national board of review, meilleure photographie pour la British society of cinematographers. Malgré le vieil âge, le film a très bien vieilli ce qui prouve la grande qualité de réalisation.
Extrait en VO : http://www.youtube.com/watch?v=R6zKB6_mo_M



“Roméo et Juliette” (1968) de Franco Zeffirelli Une adaptation assez fidèle de la pièce qui sera récompensé par 4 oscars. Notons la belle méthaphore de la première séquence avec dans un jardin des roses d’Amour poussant au milieu de ronces de Haine.
Bande annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=2LOfgaSvKz8


“Roméo + Juliette” (1996) de Baz Luhrmann. Dans ce film, le conte de Shakespeare est transposé à Verona beach, un quartier contemporain très chaud de Los Angeles. Ici, deux familles issu de la mafia s’opposent pour dominer la ville. Un sacré coup de poing à la version originale à 14,5 millions de dollars.
Bande annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=gjxHdNxvySU

3- Les films clins d’oeils à Roméo et Juliette

Roméo et Juliette n’est pas seulement une pièce faisant partie du patrimoine culturel mondiale, elle fait également partie de notre inconscient collectif. De nombreux réalisateurs se sont servis de l’histoire pour raconter d’autres histoires et mettre en valeur d’autres différences familiales.


“Les amants de Vérone” (1949) d’André Cayatte. Juste après la guerre, sur le tournage d’une adaptation de Roméo et Juliette, Angelo et Georgia, deux acteurs doublent les vedettes à Venise. Ils vont vivre à leur tour le drame de Shakespeare. Angelo est le fils d’un verrier de murano et Georgia la fille d’un magistrat fasciste. Angelo sera tué et Georgia mourra à ses côté.
Extrait en VO : http://www.youtube.com/watch?v=L0u5aPSP23E


“West side story” (1961) de Jérôme Robbins et Robert Wise, une comédie musicale inspirée de Roméo et Juliette. À New-York, deux gangs s’opposent. Parmi les membres deux jeunes gens normalement ennemis vont tomber amoureux.
Extrait VO : http://www.youtube.com/watch?v=Qy6wo2wpT2k


“The turning point” (1977) d’Herbert Ross Deux jeunes danseurs que tout oppose se rencontrent. L’un va devoir arrêter la danse pour fonder sa famille, l’autre va devoir affronter sa famille pour créer sa famille.
Bande annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=AssRlsPH578


“Rendez-vous” (1985) d’André Téchiné. Nina est une jeune comédienne qui débarque à Paris en vue de monter la pièce Roméo et Juliette. Elle rencontre et tombe amoureuse d’un homme très étrange : Quentin. Alors que la pièce se prépare, Quentin joue à se suicider. La réalité dépasse la fiction, le jeu devient réel et Quentin décéde.
Bande annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=HCdSmyYyeNA


“China girl” (1987) d’Abel Ferrara Ce film est un Roméo et Juliette transposé à New-York de nos jours. Il raconte l’histoire de Tony chef d’un gang dans le Little Italy et Tyan issu d’un gang de Chinatown.
Bande annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=oRYJXZiFwVE


“Cafe Romeo” (1992) de Rex Bromfield Dans un café populaire situé dans un quartier italien d’une ville américaine, cette romance raconte l’histoire d’une femme d’origine italienne et d’un américain pur et dur.
Extrait en VO : http://www.youtube.com/watch?v=XrCAhdZvRgk


“Le roi lion 2” (1998) de Rob LaDuca et Darrell Rooney Kiara, une jeune lionne, s’enfuit dans la brousse et rencontre un jeune lion d’une autre famille nommé Kovu. Ce que les deux ignorent c’est que les deux familles des lions sont des ennemis jurés.
Extrait en VF : http://www.youtube.com/watch?v=GsvDWn7fW_w


“L’arche du désert” (1998) de Mohammed Chouikh En plein milieu du désert, plusieurs ethnies cohabitent avec plus ou moins de difficultés. Les amours de deux jeunes adolecents de tribues différentes vont venir perturber le fragile équilibre.
Bande annonce VOST : http://www.toutlecine.com/film/videos/0001/00014895/00007034-bande-annonce-1-l-arche-du-desert.html


“Julie est amoureuse” (1998) de Vincent Dietschy Un été, en Dordogne, un célèbre acteur et son épouse sont en vacances. Une troupe de théâtre va venir perturber leur tranquilité alors qu’elle répête Roméo et Juliette. Une rivalité s’installe entre le metteur en scéne et le célèbre acteur.
Extrait en VO : http://www.youtube.com/watch?v=uMVH9JAWqMc



“Roméo must die” (2000) d’Andrzej Bartkowiak Aux Etats-Unis, deux familles mafieuses s’opposent : un gang de chinois contre un gang de noirs. Parmi eux, deux jeunes opposés vont tomber amoureux.
Bande annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=_6QajoX9t2o


“Twilight chapitre 1 fascination” (2008) de Catherine Hardwicke Bella déménage avec son père dans une petite ville et s’attend à mourir d’ennui. Son arrivée dans son nouveau lycée va lui faire rencontrer une petite bande et elle va tomber amoureuse de l’un deux : Edward. Une relation démarre entre eux. Mais Edward est un vampire et Bella n’appartient pas à cette famille…
Bande annonce VO : http://www.dailymotion.com/video/xlfj2p_2008-twilight-chapitre-1-fascination-catherine-hardwicke_shortfilms


“Twilight chapitre 2 tentation” (2009) de Chris Weist. Les aventures de Bella et d’Edwards. Alors que Bella est réfugiée, Edwards la croit morte, un peu comme dans Roméo et Juliette, il veut donc mourir à son tour.
Bande annonce VF : http://www.youtube.com/watch?v=Wyn40yYGcwQ


“Lettre à Juliette” (2010) de Gary Winick. Victor et Sophie, deux jeunes amoureux vont en voyage à Vérone, lieu où a commencé l’histoire de Roméo et Juliette. Sophie va visiter la maison de Juliette et y découvre toutes les lettres d’amoureuses adressées à Juliette. En les ramassant, Sophie en découvre une vieille de 50 ans écrit epar Claire. Sophie y répond, Claire décide alors de partir à la recherche de ce grand amour.
Bande annonce VF : http://www.youtube.com/watch?v=f5yim8ZV6T4


“Gnoméo et Juliette” (2011) de Kelly Asbury dans ce film d’animation Gnoméo et Juliette sont deux nains de jardin issu de famille en conflit depuis toujours : la famille des chapeaux bleus et la famille des chapeaux rouges.
Bande annonce VF : http://www.dailymotion.com/video/xfwn5q_gnomeo-et-juliette-bande-annonce-vf-hd_shortfilms


“La guerre est déclarée” (2011) de Valérie Donzelli. Roméo et Juliette sont de vrais amoureux. Leur prénom les prédestinés, ils se sont rencontrés lors d’une soirée et ont eu un vrai coup de foudre l’un pour l’autre au point de ne faire qu’un. De leur amour est né un enfant, Adam, qui s’avére malade. Les amoureux vont devoir lutter contre la mort.
Bande annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=oY7LGzaebMc




William Shakespeare : une muse pour les cineastes


Prochainement France 2 diffusera une adaptation de Roméo et Juliette, une des plus belles histoires d’amour racontée par des adolescents de deux lycées différents. L’occasion pour nous de revenir sur son auteur William Shakespeare et l’inspiration qu’il a été pour le cinéma et sur l’adaptation de la pièce.


I- Une oeuvre de taille :



William Shakespeare (1564-1616) est certainement l’un des plus grands poètes et écrivains connus de la culture anglaise. Il a su lier, tout au long de son oeuvre, comédie et tragédie en écrivant 37 oeuvres.  Son influence dans le monde occidental a été telle qu’on surnomme l’anglais “la langue de Shakespeare”. Certaines citations sont si connues qu’elles sont passées dans le langage courant comme par exemple la plus connue : “To be or note to be, that is the question” - “ Être ou ne pas être, tel est la question”.
Son oeuvre unique et intemporelle a décrit avec brio les jeux de pouvoirs et les passions humaines. Parmi les plus connues on pense à Roméo et Juliette (1595), Hamlet (1603), Le roi Lear (1604), ou encore Macbeth (1606).


2- Les films sur Shakespeare :

Etant donné la réalité contemporaine de l’oeuvre de Shakespeare, il n’est pas étonnant que la vie de l’écrivain ait passionnée les cinéastes.



Le premier film sur l’écrivain est “The life of Shakespeare” (1914) de Franck R. Growcott et J.B. McDowell. Il s’agit d’un Biopic racontant l’ensemble de la vie de l’homme et son oeuvre à travers ses histoires amoureuses. Ce film britannique muet mettait en scène Albert Ward, Sybil Hare et Georges Foley. Etant donné l’âge du film, nous ne possédons malheureusement pas d’extrait à vous montrer.


“Master will Shakespeare” (1936) est le troisième des vingt et un courts-métrages de Jacques Tourneur. Le film démarre à Stattford, dans la ville natale de Shakespeare, on y découvre toute la vie de l’écrivain jusqu’à sa dernière demeure dans l’abbaye de Westminster où le film se conclut par une citation de l’artiste “ “Ami, pour l’amour de Dieu, abstiens toi de remuer cette poussière et de deranger ces pierres. Maudit celui qui déplacera mes os!” . Il n’existe pas d’extraits sur Internet. Seuls quelques clubs de cinéphiles avertis possédent encore quelques photos.


“Life of Shakespeare” (1978) de Marc Cullingham et Robert Knights est un film issu d’une commande de la BBC plus connue sous le nom “Will Shakespeare” se divisant en 6 épisodes d’une heure chacun. Cette histoire est évidemment une biographie de la vie de Shakespeare mais empruntant un regard intéressant sur les relations de l’auteur avec les pouvoirs en place à l’époque, notamment avec la reine. Pas d’extrait disponible. mais une interview de Tim Curry, acteur principal interprêtant Shakespeare.
ITW de Tim Curry : http://www.mashpedia.com/Tim_Curry



“Looking for Richard” (1995) d’Al Pacino un Shakespearien convaincu nous fait dans ce documentaire une biographie du génie à travers la pièce “Richard III”. Il y présente une vision populaire de l’oeuvre de Shakespeare à travers des séquences filmées de la pièce interprêtées dans notre monde contemporain. Il aborde ainsi avec brio la question de la mise en scéne et la pensée de l’auteur.
Bande Annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=nVgdtcNwIGQ


“Shakespeare in love” (1998) de John Madden est une biographie de William Shakespeare faisant un focus sur le moment où celui-ci écrivait Roméo et Juliette. On y apprend que Shakespeare croulait sous les dettes. Alors que ce dernier reçoit une commande  pour écrire Roméo et Ethel, il n’a que le titre et ne parvient pas à écrire une ligne. Il se met alors à la recherche de sa muse.
Bande annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=gk1rTKB6ZF8


“Why Shakespeare” (2005) de Laurence Bridges est un documentaire sur l’influence de Shakespeare dans le jeu d’acteur. On y voit notamment Tom Hanks, Martin Sheen jouant face caméra leur propre rôle à travers un texte de Shakespeare.
Extrait en VO : http://www.youtube.com/watch?v=bSH-TAX_9Ts


“Anonymous” (2011) de Roland Emmerich où ce réalisateur nous propose une énigme artistique originale où des personnalités connues se demandent qui a réellement écrit les pièces de Shakespeare. Cette fiction nous propose une vision tranchée à travers des complots politiques et de romances illicites à la cour. Il nous dévoile le lieu où tout ces scandales étaient rendus public : le théâtre.
Bande Annonce VO : http://www.dailymotion.com/video/xi0vd1_anonymous-2011-official-trailer-vo-hd_shortfilms

E.N.

3 films romantiques a voir cette semaine…

Cette semaine est riche en sorties romantiques. Nous avons sélectionné pour vous trois films à voir, très différents des uns des autres.

1- Les amants traqués, (1948) de Norman Foster

Un vétéran de la seconde guerre mondiale tue un homme dans un bar. Il rencontre alors une infirmière qui le cache et lui trouve du travail. Naît entre eux un amour. Mais l’infirmière se voit traquer par un maître chanteur. Elle finit par le poignarder. Les deux amants s’enfuient. Ce film est un chef d’oeuvre mettant en avant les traumatisme psychologiques dus à la violence de la guerre.
Extrait en VF : http://www.wat.tv/video/film-amants-traques-streaming-vf-4vvu7_4bi73_.html

2- Bye Bye Blondie, (2012) de Virginie Despentes

Après Baise Moi, dont nous vous avions parlé dans notre dossier “ Sexualité au cinéma : des débats sur les ébats qui datent”, ce film va ravir les amoureuses lesbiennes et tous les autres défendants de la cause gay & lesbien.
Avec un casting de rêve : Emmanuelle Béart et Béatrice Dalle, Bye Bye Blondie raconte l’histoire d’un amour retrouvé. Elles se sont aimées adolescentes et se sont perdues… 20 ans après elles se retrouvent pour revivre une passion forte et sans tabous. Un film (trop) rock’n’roll.
Bande annonce VO : http://www.dailymotion.com/video/xo4c02_bye-bye-blondie-bande-annonce-full-hd-avec-beatrice-dalle-emmanuelle-beart_shortfilms

3- La Mouette, (1972) de Youli Karassik

Russie, fin 19ème, un jeune écrivain est amoureux d’une jeune fille en quête de liberté, elle même amoureuse de l’amant de sa mère. Conflit de générations et batailles passionnées vont arpenter ce film en fond philosophique. Ce film est une adaptation de la célèbre pièce de Tchekov qui est tout de même beaucoup moins bonne que celle réalisée dans un monde contemporain de Claude Miller avec “La ptite Lili”.
Bande annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19315324&cfilm=195619.html

Les couples immortels du cinema…

Fred Astaire et Ginger Rogers, Spencer Tracy et Katherine Hepburn, Clark Gable et Carole Lombart, Humphrey Bogart et Lauren Bacall…


Tous ces couples Hollywoodiens sont devenus immortels puisque leurs images et l’amour qu’ils nous renvoient sont toujours dans nos têtes et résonnent souvent comme un idéal. Les écrans nous ont proposés des écrins à leurs amours, souvent réels et parfois fantasmés.

1- Fred Astaire et Ginger Rogers


Partenaires de 10 comédies musicales, ces deux là vont voir leurs carrières décoller dès leur premier film ensemble. Ils vont devenir un couple pour le public et éclabousseront les écrans de leur amour. Contre toute vraisemblance, leur amour ne se poursuivait pas en dehors des plateaux même s’ils resteront à jamais dans l’esprit des spectateurs du monde entier un couple. Ce couple n’était donc qu’une image. Tout le monde y a cru par la beauté de leur danse à l’unisson. Voici donc trois films montrant leur amour.



“Carioca” (Flying down to Rio) (1933), de Thornton Freeland. Roger Bond est engagé avec son orchestre pour jouer dans un hôtel à Miami. Dans le public, il est séduit par Belinha, une jeune brésilienne. Cette histoire va le faire congédier. Mais il retrouve du travail à Rio, où le hasard fait qu’il est engagé par le père de cette Behinda qui n’est qu’autre que le propriétaire de l’hôtel. Il parvient alors à séduire la belle Behinda. Mais son nouvel amour est aussi la fiancée de son meilleur ami.
Ce film a d’ailleurs inspiré les nuls dans le film culte “La cité de la peur”
Extrait VO : http://www.dailymotion.com/video/x7nu6v_carioca-flying-down-to-rio-le-film_shortfilms



“La joyeuse divorcée” (The gay divorcee) (1934), de Marc Sandrich. Dans ce film Ginger Rogers veut se débarrasser de son mari en divorçant car celui-ci ne vient la voir que quand il a besoin d’argent. Elle met au point un stratagème pour se faire surprendre en plein adultère. S’en suit un quiproquo et une confusion amusants.
Extrait VO : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18805247&cfilm=1093.html



“La grande Farandole” (The story of Vernon and Irene Castle) (1939), de H.C. Potter. En 1911, un modeste comédien fait la connaissance d’une jeune femme qui rêve de faire ses premiers pas sur les planches. L’homme apprend la danse à la jeune femme et la demande en mariage. Ils passent ensuite une audition mais le producteur refuse de les engager sous prétexte que personne n’ira voir un homme et son épouse danser. Mais ils se font remarquer par un producteur français et peuvent alors vivre leur amour sur les planches de Paris.
Extrait VO : http://www.dailymotion.com/video/x8hjhs_the-story-of-vernon-and-irene-castl_shortfilms



“Sur les ailes de la danse” (Swing time) (1936) de Georges Stevens. Pour l’empêcher de se marier avec une femme qu’il n’aime pas, les amis d’un danseur lui vole son pantalon. Il arrive au mariage en retard mais parvient à se réconcilier avec son beau père qui lui lance un challenge ; partir à New-York et ramener 25000 dollards. Il y rencontre une professeur de danse qui va tout lui apprendre… mais il en tombe amoureux.
Bande Annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=uNOMw2W-o8o



“Le danseur du dessus” (Top Hat) (1935), de Mark Sandrich. Un célèbre danseur américain est choisi pour faire la une d’un prochain spectacle. Alors qu’il se trouve dans sa chambre d’hôtel, celui-ci s’entraîne en faisant des claquettes. Il dérange alors une femme superbe, qui ne se gêne pas pour frapper à sa porte et manifester son mécontentement. Mais la colère se dissipe puisqu’ils tombent sous le charme l’un de l’autre.
Extrait VO : http://www.vodkaster.com/Films/Le-Danseur-du-dessus/4475

2- Spencer Tracy et Katherine Hepburn


Ces deux acteurs ont eu un coup de foudre immédiat et réciproque lorsqu’ils ont tournés leur premier film ensemble “La femme de l’année” et ont partagé l’affiche durant 27 ans et neuf films. Ils ont su préserver leur vie privée pour qu’elle n’apparaisse pas dans les journaux à scandale. Même s’ils étaient très amoureux l’un de l’autre : 7 années les séparaient et surtout Spencer Tracy était déjà marié et avait deux enfants. Catholique pratiquant, il refusait de divorcer même s’il était très infidèle. Car effectivement, Katherine Hepburn n’a pas été la seule à succomber à son charme. Spencer Tracy avait l’habitude d’avoir des aventures avec ses partenaires féminines sur les tournages comme avec Loretta Young, Joan Crawford, Myrna Loy, Gene Tierney et même Ingrid Bergman. Cependant, Katherine Hepburn fut sa liaison la plus longue. Elle commença sur leur premier tournage effectué ensemble et se fini à la mort de Spencer. Lors de cette première rencontre Kate dit à Spencer : “ Oh monsieur Tracy je suis trop grande pour vous, vous êtes plutôt petit ”. Tracy lui répondit : “ Ce n’est pas grave ma chère, j’aurai vite fait de vous rendre votre vraie dimension.” Kate disait de lui qu’il était bon comme une bonne pomme de terre au four. Nous vous avons déjà parlé de plusieurs films réunissant ces amoureux, comme “ Madame porte la culotte” dans notre dossier Féminisme et cinéma mais aussi du dernier film réunissant les amoureux puisque Spencer Tracy est décédé quelques semaines après la fin du tournage, le splendide “Devines qui vient dîner” de Stanley Kramer.



La femme de l’année (Woman of the year) (1942) de Georges Stevens. Dans une rédaction sportive, deux collègues se font remarques sur remarques. Tout les oppose, et ils ne cessent de se quereller. Contre toute attente, ils vont se marier : le début des problèmes.
Extrait VO : http://www.youtube.com/watch?v=na32H_d0NKU



“Le maître de la prairie” (The sea of grass) ( 1947) de Elia Kazan  Nouveau Méxique, 19ème siècle. Un éleveur de bétail est tyrannique et violent avec sa femme. Celle-ci ne le supporte plus et trouve du réconfort auprès de son amant. Elle finit par quitter son mari lui laissant ses deux enfants. la réconciliation du couple se fera au prix de la mort d’un des deux enfants.
Extrait VO : http://www.youtube.com/watch?v=ctBW8-Qj1mg


“Mademoiselle gagne tout” (Pat and Mike) (1952) de Georges Cukor Une jeune femme met toute sa vie de côté personnelle et étudiante de côté pour passer du temps avec son professeur de sport. L’amour qu’elle a pour lui, l’a fait avancer toujours plus loin dans le sport. Elle gagnera ainsi de nombreux tournois.
Bande annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=lNZ7UOF9aRk



“Une femme de tête.” (Desk Set) (1957) de Walter Lang. Dans une entreprise, un ingénieur met au point une machine pour faciliter le travail. Mais la chef de bureau s’oppose à cette technique puisque pour elle, rien ne vaut le travail humain. Malgré leurs différences, ils tombent amoureux.
Bande annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=8nOnFaNe2a0


3- Clark Gable et Carole Lombard


En 1939, Clark Gable et Carole Lombard se marient. C’est son troisième mariage et l’épisode le plus heureux de sa vie. Carole était jusqu’alors marié à William Powell  (un acteur âgé de 16 ans de plus qu’elle) mais leurs différences étonnaient tout le monde puisque la personnalité extravertie de Carole clochait avec avec la réserve de Powell.
Ce mariage entre Clark et Carole enchante tout le monde. Leur liaison avait commencé dans les années 30 et était resté jusque là secrète puisque Clark n’avait toujours pas divorcé.  Carole est une femme indépendante et gagne plus que Clark.
Les choses changeront lorsque Clark jouera dans “Autant emporte le vent “. Cette union permet à Carole de se stabiliser et à Clark de se bonifier. Ils partagent tout ensemble : la pêche, les chasses, les amis, leur passion du cinéma et vivent dans un grand ranch. Un seul point les sépare : la politique. Elle est une démocrate libérale et lui, un républicain conservateur.
Leur couple fut idolâtré par les foules pendant les trois années de leur union. Mais malheureusement, le 16 janvier 1942, alors que Carole venait de terminer le tournage de “Jeux dangereux” , elle embarquait dans l’avion DC-3 de la Trans World Airlines pour aller vendre des bons de guerre. Après une escale de ravitaillement à Las Vegas, le vol reprit avec les balises éteintes et le vol dévia. Vingt trois minutes plus tard, l’avion s’écrase sur le “Double up peak” près du commet du Mount Toposi, au sud-ouest de Las Vegas.
Clark est dévasté par la tragédie. Il finira le reste de sa vie dans leur ranch, tournera seul 27 autres films, se remariera deux fois “ Mais il ne fut plus jamais le même, son coeur était touché” déclara Esther Williams, son amie actrice.
Malgré la filmographie impressionnante des deux tourteraux, ils ne tourneront qu’un film ensemble.


“Un mauvais garçon” (No man of her own) (1932) de Wesley Ruggles. Une jeune avocate refuse de se marier avec l’homme choisi par ses parents. Sa famille finit par accepter qu’elle essaie une vie de célibataire durant plusieurs mois. Son père lui met un escroc entre les pattes. Elle s’en occupe et tombe amoureuse de lui. Elle finit par retourner sagement chez elle pour épouser le candidat choisi par sa famille.
Extrait en VO : http://www.youtube.com/watch?v=a7ZyKRFkUxU&feature=related

4- Humphrey Bogart et Lauren Bacall





En 1945 Lauren avait 25 ans et Humphrey 25 ans de plus. C’est un coup de foudre immédiat entre les deux comédiens. Ils s’épousent d’ailleurs très vite après avoir tourné leur premier film ensemble (véritable chef d’oeuvre) “ Le port de l’Angoisse”.  C’est le troisième mariage d’Humphrey et sans aucun doute son plus heureux. Ils sont alors considéré comme le couple modèle d’Hollywood. Ils auront deux enfants et resteront ensemble pendant douze ans jusqu’à la mort de Bogart. Lauren ne fit plus de film après la mort de son époux. Elle déménagea à Broadway pour faire du théâtre. L’amour qui flotte entre eux est sur chaque plan palpable et cela sur les quatre films qu’ils ont tournés ensemble. Humphrey Bogart et Lauren Bacall nous aurons appris une chose : l’Amour et l’Art sont indissociables.


“Le port de l’angoisse” (To have and have not) (1944) de Howard Hawks. Martinique, 1940, le régime de Vichy n’échappe pas à cette île française. Deux amis louent leur bateau à de riches touristes américains pour faire des parties de pêche en mer. Mais un jour, ils tombent sur un mauvais payeur. Ils vont rencontrer alors une charmante américaine qui va les traîner dans de sérieuses affaires politiques : la résistance française face aux nazis.



“Le grand sommeil” (The big sleep) (1946), de Howard Hawks. Adaptation du best seller de Raymond Chandler, ce film raconte l’histoire d’un détective traquant la fille d’un général en vue d’obtenir des informations compromettantes. Mais celui-ci va tomber amoureux de la soeur de sa victime.
Extrait VO : http://www.dailymotion.com/video/x9af33_1946-le-grand-sommeil-howard-hawks_shortfilms


“Les passagers de la nuit” (Dark Passage) (1947) de Delmer Daves. Un homme est emprisonné après avoir été accusé du meurtre de sa femme. Une jeune peintre est convaincue de son innocence et va l’aider à s’échapper. L’homme décide de fuir la ville et de changer son visage en faisant de la chirurgie esthétique pour retrouver le coupable. Mais son amour pour la jeune artiste vont changer son programme.
Extrait VO : http://www.wat.tv/video/passagers-nuit-tq8q_2fgqp_.html



E.N.

Quand le cinema parle d amour au cinema

Préparer un film et le tourner, fait rencontrer de nombreuses personnes ayant des points communs et qui le plus souvent vont devoir cohabiter durant plusieurs mois.
Il est donc tout naturel que le Cinéma montre l’envers du décors du cinéma et nous fasse partager des passions amoureuses.

1- Les fantasmes des scénaristes :

La première étape de fabrication d’un film c’est l’écriture. À ce stade, le scénariste est seul face à sa page blanche et vit intensément son histoire au fil de son écriture. N’importe quel scénariste ou écrivain vous dira qu’à force de travailler dur sur une histoire, les fantasmes peuvent apparaître réels et encore plus quand ils se mèlent à des coincidences venant du réel. De nombreux films ont rendus compte de cette difficulté en parlant d’amour.


Parmi les histoires d’amour au cinéma engendrant un succès, le chef d’oeuvre “ Boulevard du crépuscule” (1950) de Billy Wilder est incontournable. Une ancienne comédienne de films muets vit renfermée sur elle même avec son époux réalisateur. Un scénariste sans un sou va entrer dans sa vie et lui proposer de travailler avec lui un scénario pour la remettre sur le devant de la scène. De mots en mots, de fantasmes en fantasmes, de folies en folies, ils deviendront amants… Mais l’actrice perd pied entre la réalité et l’écriture.
Bande annonce VO : http://www.dailymotion.com/video/x2gf90_boulevard-du-crepuscule-trailer_shortfilms


Dans “Deux têtes folles” (1964) de Richard Quine, un scénariste se voit confier une mission par un producteur hollywoodien  alors qu’il est à Paris. Il ne parvient pas à écrire une ligne et décide d’engager une jeune femme pour l’aider dont il va tomber amoureux. Le scénario va naître petit à petit au même rythme que leur amour.
Bande annonce VO : http://www.dailymotion.com/video/x88kfe_deux-tetes-folles_shortfilms


“Barton Fink” (1991) des frères Coen nous décrit l’univers d’un auteur de théâtre à succès qui va tenter sa chance comme scénariste à Hollywood. Il tombe amoureux de l’assistante d’un célèbre scénariste et va se mettre à confondre la réalité et la fiction… En plus de peindre avec brio les fantasmes d’un scénariste ce film a une esthétique étonnante nous rappelant les toiles d’Edward Hopper.
Bande annonce VOST : http://www.dailymotion.com/video/xjs6kk_barton-fink-bande-annonce-vost_shortfilms

Road to Nowhere (2011) Monte Hellman où un auteur-réalisateur prépare un film sur une histoire de corruption politique s’inspirant de faits réels. Alors qu’il commence son casting, il rencontre une jeune femme qui ressemble étrangement à la femme fatale héroïne de son histoire. Il va d’ailleurs en tomber amoureux et la fiction va dépasser la réalité.
Bande annonce VOST : http://www.dailymotion.com/video/xi2cih_road-to-nowhere-bande-annonce-vost_shortfilms


2- Les histoires d’amour de comédiens

La deuxième étape après avoir trouvé un producteur, c’est le tournage. Les comédiens sont des hommes et des femmes avec une particularité : leurs fortes sensibilités qu’aiment mettre en scène les réalisateurs et qui procurent de l’émotion au public. Un casting n’est jamais un hasard. Un acteur doit effectivement incarner un personnage mais sa vie sentimentale doit paraître évidente pour le spectateur. Il est donc logique que des jeux de séductions naissent, qu’il y ait des films dans les films…

Dans “Une étoile est née” (1954) de Georges Cukor une chanteuse rencontre un ancien acteur célèbre devenu pique-assiette. Ce dernier va la mettre sur les rails du succès. Mais il devient à son tour méconnu et sombre dans l’alcool au point de se suicider. Par amour pour cet homme, la nouvelle vedette portera à jamais son nom.
Bande annonce VO : http://www.dailymotion.com/video/x2k8ru_une-etoile-est-nee-1954-trailer_shortfilms




Dans “ Etreintes Brisées” (2009) de Pedro Almodovar, on découvre une jeune comédienne qui va percer en se mettant en couple avec un vieux producteur. Sur un tournage, elle va tomber amoureuse du réalisateur et ils vont vivre ensemble une passion tumultueuse. La jalousie du producteur qui n’est qu’un financier va nuire au bon déroulement du film : les deux tourtereaux finiront assassinés…
Bande annonce VOST : http://www.dailymotion.com/video/x92y7v_les-etreintes-brisees-bande-annonce_shortfilms

Les coulisses inconnues du grand public sont souvent fantasmées. Le film “Ma femme est une actrice” (2001) d’Yvan Attal nous dévoile les préoccupations paranoïaque de l’époux d’une comédienne. Brillamment interprété, on peut voir que les passions amoureuses diffusées sur la toile ne sont pas toujours partagées par les acteurs.
Extrait VO : http://www.dailymotion.com/video/x3vhjn_charlotte-gainsbourg-ma-femme-est-u_shortfilms


3- Des tournages et histoires d’amour qui tournent au vinaigre :

Comme dans la vie, tous les tournages ne laissent pas place à la passion amoureuse, puisque les êtres humains que nous sommes doivent faire face aux pressions de la vie, à ses aléas et à ses problèmes. De nombreux films parlent de tournages catastrophes tout en parlant d’amour.


Empruntant un terme technique cinématographique permettant de tourner des scènes de nuit en extérieur jour grâce à un filtre, “La nuit américaine”(1973) de François Trufaut est par le titre même l’évocation de la mise en relation de la réalité d’un tournage et de ce qui est présenté à l’écran. Ce chef d’oeuvre raconte l’histoire d’un tournage comme il y en a tant d’autres où tout le monde se tutoie, où tout le monde se ment et où tout le monde s’embrasse. Le cinéma et les amours qui y sont dépeints ne sont pas présentés ici d’un point de vu créatif mais d’un point de vu superficiel, raccord avec l’industrialisation du cinéma commençant à l’époque.
Extrait VO : http://www.youtube.com/watch?v=09yrru1ny-8


Dans le même esprit, “Objection” (1972) de Erik Lochen qui nous raconte l’histoire d’un tournage où s’entremèlent histoire d’amour et manipulations politiques.
Extrait en VO : http://www.youtube.com/watch?v=r9IwREZZVwE

“ Tournage dans un jardin anglais” (2006) de Michael Winterbottom nous raconte l’histoire d’un tournage et de toutes ses problématiques : les incidents de dernières minutes, les changements de scénarios, l’ajout d’acteurs. Dans ce film, l’acteur principal mène plusieurs vies en parrallèles (un peu comme le personnage qu’il interprète) : sa vie d’homme marié, de jeune papa et … d’époux infidèle… Il devra également se confronter à son attirance pour l’assistante réalisatrice, une jeune femme séduisante et cinéphile.
Bande annonce VOST : http://www.dailymotion.com/video/x6qu1_tournage-dans-un-jardin-anglais_news

“Panique à Hollywood” (2008) de Barry Levinson où un producteur Hollywoodien sort d’un deuxième mariage raté et doit se confronter en même temps aux exigences de financiers qui veulent changer la fin de son dernier film. Le réalisateur se sent violer artistiquement et tente de lutter coûte que coûte alors que le producteur lutte aussi avec sa femme. Une superbe métaphore nous racontant les travers du génial réalisateur Alejandro Gonzales Inarittu (21 grammes, Amour chienne, Babel…) et des manoeuvres marketings de grosses productions hollywoodienne.
Bande annonce VOST : http://www.dailymotion.com/video/x89z8f_panique-a-hollywood-ba-vost-fr_shortfilms


Toujours dans un but de dénonciation du cinéma industriel aux dépends des auteurs “On aura tout vu” (1976) de Georges Lautner est un chef d’oeuvre comportant certainement une des plus belles scènes de fin du cinéma. Pierre Richard travaille comme photographe dans la publicité et rêve de réaliser son premier long métrage “ Le miroir de l’âme”. Malheureusement, il ne trouve aucun producteur sauf dans la pornographie où un homme lui propose de financer son projet mais change le titre du scénario en “La vaginale”. Ce changement met de l’eau dans le gaz dans son couple - qui était jusque là très solide de part l’amour sincère et fusionnel - puisque les valeurs et les fondements du couple sont étriqués.
Extrait en VO : http://www.dailymotion.com/video/xggnrk_on-aura-tout-vu-georges-lautner-1976-8_shortfilms


Dans tous ces exemples, nous voyons que le Cinéma n’est que la projection poétique de la réalité. Il dépeint une métaphore de la vie à lui tout seul, puisqu’une vie sociale s’organise en peu de temps autour de nombreuses personnes ayant chacune une compétence pour réaliser un but commun.

E.N.




Les films romantiques de la semaine…

Cette semaine, il y a un peu moins de films qui sortent dans les salles.
Vous n’avez pas pu échapper à la surabondance de communication de Cloclo.
Voici ce que nous vous proposons de voir.

1- Artemisia d’Agnès Merlet (1997)



Sorti en 1997, ce film ressort en salle pour le plus grand plaisir des cinéphiles. L’occasion de revoir Michel Serrault sur grand écran.
Ce film raconte l’histoire d’Artemisia Gentilelchi, peintre du 17ème siècle, qui ne pourra pas entrer à l’académie de peinture parce qu’elle est une femme et que peindre un modèle nu masculin, ça ne se fait pas.
Elle rencontre Agosstino Tassi qui va lui apprendre l’art de la perspective et avec qui elle va vivre une passion amoureuse.

Bande Annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=6aE8VT-Gsgs

2- Harold et Maude de Hal Hashby (1971)


Chef d’oeuvre absolu, l’histoire d’un jeune suicidaire de vingt ans dont son passe-temps préféré est d’assister aux enterrements et de se promener dans les cimetières.
Un jour il rencontre une vieille dame, Maude, avec qui il va vivre un amour pur et sincère. Cette femme va tout lui apprendre : l’amour, la joie…. toutes ces choses que sa mère bourgeoise et froide ne lui a jamais appris.

Extrait VF : http://www.youtube.com/watch?v=jj0SA4jsyzo

L amour au cinema pour lutter contre le racisme


La semaine anticoloniale et antiraciste se termine. L’occasion pour nous de vous parler de films qui ont lutté contre le racisme en parlant d’Amour.
Les long-métrages utilisant cette trame étant, le plus souvent, forts et puissants.


Ce résultat était loin d’être gagné après les nombreux clichés racistes surabondant dans de nombreux films. On pense par exemple à King Kong (1933) de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack , le “belle et la bête”  du cinéma, chef d’oeuvre technique blindé de symboles racistes en tout genre. Parmi les plus choquants, on se rappelle notamment du traitement réservé aux indigènes lors des premières séquences du film.
Nous ne parlerons pas non plus de Out of Africa” de Sydney Pollack (1985) cumulant les clichés coloniaux et mettant davantage en lumière l’amour d’un braconnier et d’une femme blanche sans valoriser la population africaine mais en l’utilisant davantage comme accessoires au décors…


En 1946, Boris Vian écrivait “J’irai cracher sur vos tombes”. Un homme noir se vengeait de la mort de son frère pendu parce qu’il était tombé amoureux d’une blanche. Un film fut adapté du roman en 1959 par Michel Gast et on peut le dire, le film fut beaucoup moins bon (comme trop souvent) que le livre. Pour l’anecdote, Boris Vian était opposé à cette adaptation. Il est d’ailleurs décédé lors de sa projection.
Extrait VO : http://www.dailymotion.com/video/x3stq2_j-irai-cracher-sur-vos-tombes-1959_shortfilms

Cela n’a pas empêcher le cinéma de faire naître ses chefs d”oeuvres sur ce thème en inscrivant cette lutte dans différents contextes.

1- L’anti racismme amoureux d’avant guerre :

La filmographie des films dénonçant les dérives colonialistes et exclavagistes des puissances impériales sont de plus en plus nombreuses même si c’est encore un sujet délicat à traiter pour ne pas heurter les différentes sensibilités politiques…
Mais la plupart des films sur ces sujets se cantonnent à des descriptifs factuels de ces dérives aux droits de l’homme perdant l’émotion du spectateur ou, au contraire , étant beaucoup trop larmoyant.
On compte finalement peu de films dénonçant cette époque avec un réel focus sur les individus et donc sur les histoires d’amour…


On pense d’abord au célèbre “ La couleur pourpre” (1989) de Steven Spielberg mettant en scène une femme mariée de force dans l’Amérique esclavagiste qui devra faire face à un époux odieux et violent. Celle qui lui donnera la force et le sourire sera la nouvelle maîtresse de son époux, une chanteuse de blues libérée.
Extrait VO : http://www.dailymotion.com/video/x2ae6b_la-couleur-pourpre-miss-celie-s-blu_music


“Cotton Club” de Francis Ford Coppola (1984) 1919, pendant les années folles, dans le quartier de Harlem à New-York, une vague de prohibition engendre une terrible violence. Au Cotton Club, célèbre salle de concert et de dancing,  les politiciens et les stars continuent malgré tout de goûter aux plaisirs interdits. Un trompettiste  blanc du cabaret va sauver la vie d’un chef de gang qui décide de le faire travailler comme pianiste et gigolo.
Va naître alors une rivalité avec un danseur noir qui va les emporter dans une tourmente amoureuse se jouant au rythme des claquettes, du jazz mais aussi… des coups de feu…
Bande annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=fru1zRGhs-Y

- L’anti-racisme amoureux d’après guerre :

La fin de la seconde guerre mondiale est inscrite dans tous les livres d’histoire et pourtant la guerre continue. Les grandes puissances poursuivent une politique impérialiste alors que certains pays exigent leur indépendance. On pense évidemment aux bombardements catastrophiques effectués par les Etats-Unis au Japon, à la guerre d’Algérie et aux essais nucléaires… Même si ces récits ont été décrits dans de nombreux films, peu d’entre eux font un travelling avec l’amour…

“Hiroshima mon amour”, d’Alain Resnay (1959). Ce film ne parle pas directement du racisme mais nous laisse y penser d’une manière tendancieuse par ce couple composé d’une française et d’un japonais et par l’histoire du passé se liant au présent : un véritable métissage. La femme qui raconte à son amant son amour impossible avec un allemand pendant la guerre et les conséquences difficiles… On note ses dialogues somptueux avec ses balancement des contraires : “Tu me tues. Tu me fais du bien.” “Je te mens. Je te dis la vérité.”
Extrait VOST : http://www.youtube.com/watch?v=5aV5UFQMlnM


L’adaptation du roman de Claire Etcherelli “Elise ou la vraie vie” de Michel Drach (1970). En France pendant la guerre d’Algérie, Elise, une jeune Bordelaise s’installe à Paris. Elle va travailler à l’usine et tomber amoureuse d’un jeune algérien. Ce film parle brillamment de cette guerre d’indépendance dans un contexte ouvrier ce qui explique sans doute son succès populaire. Une belle histoire d’amour avec toutes ses simplicités mais aussi ses complexités…
Les rendez-vous clandestins des deux amoureux, l’omniprésence des policiers apportent une vraie tension au scénario…
Présentation du film à l’époque : http://www.ina.fr/art-et-culture/cinema/video/RCF99004351/presentation-du-film-elise-ou-la-vraie-vie.fr.html


- L’anti-racisme des années 60-70:

Dans les années 60 aux Etats-Unis, une grande bataille secoue le pays : celle de la lutte contre la ségrégation.
La fin des années 50 vient tout juste d’être marquée par d’importants meurtres racistes. Une nouvelle figure s’impose pour exiger ces droits : Martin Luther King, homme de paix et d’amour, avec son célèbre discours du 28 Août 1963 devant le Lincolm Memorial de Washinghton. Un tel contexte a inspiré de nombreux cinéastes liant lutte anti-raciste à des histoires d’amour… Cette époque verra naître  des chefs d’oeuvres romantiques…


Parmi les films les plus anciens traitant du sujet : “ Devines qui vient dîner” (1967) de Stanley Kramer, qui nous narre l’histoire d’une jeune femme blanche qui s’apprête à se marier avec un homme noir.
Au moment de la présentation aux parents, qui pourtant ont des idées libérales sur la question, tout se complique car ils ne comprennent pas le choix de leur fille. Brillamment interprêté avec un casting de rêve (Katherine Hepburn, Spenser Tracy, Sidney Potier) et formidablement intelligent, ce film a reçu de nombreuses récompenses méritées.
Bande annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=4a56FnhtuGI


Toujours en Amérique, où l’on connaît le sort que la population blanche a réservé pendant de trop nombreuses années aux populations noires, le célèbre “ Il était une fois dans le Bronx”(1993) de Robert De Niro, se déroule comme le titre l’indique dans le Bronx des années 60 où les siciliens règnent en maîtres et apportent la terreur à tout ce quartier de New-York.  Parmi eux, un jeune trouve leur soutien, mais il tombe amoureux d’une jeune fille de son âge qui est noire… Extrait VF : http://www.youtube.com/watch?v=6373JkY4qZY

- L’anti racisme amoureux dans les années 90

Les années 90 n’échappent pas à cette dénonciation. Malgré les évolutions, le racisme est toujours présent et est dénoncé par des cinéastes avec modernité et originalité. On casse les codes, on complexifie l’intrigue et le contexte. Tout n’est pas blanc, tout n’est pas noir, il y a désormais des nuances dans les traitements même si le combat reste entier.


“Jungle Fever”de Spike Lee (1991) Un homme marié d’origine africaine a tout pour être heureux. Il a un beau métier où il a su s’imposer dans un grand cabinet d’architecture où il est d’ailleurs le seul homme noir à y travailler. Seulement, le jour, on lui annonce qu’il devra travailler avec une jeune secrétaire blanche et d’origine italienne. Il aura une liaison avec elle où sa liaison qui explosera au grand jour. Ses amis se mettront à le juger et cette liaison n’y résistera pas. L’originalité pour l’époque et la mise en scéne talentueuse de Spike Lee en font un véritable chef d’oeuvre.
Bande annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=kZ64smS4Lyk



“La main droite du diable” de Costa Gavras (1988) nous montre l’envers du racisme, à Chicago où une série de crimes racistes a eu lieu. Une jeune débutante du FBI va se mettre à  enquêter dans le middle west américain, peuplé essentiellement d’agriculteurs conservateurs. Elle tombe amoureuse d’un des hommes… jusqu’au jour où elle découvre qu’il fait parti de cette organisation secrète raciste se livrant à des rituels type chasse aux noirs.
Bande annonce VO : http://www.dailymotion.com/video/xdmxah_la-main-droite-du-diable-bande-anno_shortfilms


“Métisse” de Mathieu Kassovitz (1993) Lola, une belle et jeune métisse antillaise de 18 ans a deux amants : Félix un jeune livreur de pizza juif et Jamal un fils de diplomate noir, étudiant en droit. Les deux amants se rencontrent lorsque Lola les invite à dîner pour leur annoncer qu’elle est enceinte et qu’elle ne sait pas qui est le père. Kassovitz transgresse ici tous les codes. Lola n’est pas seulement le symbole de l’union d’un homme et d’une femme blanche, elle est aussi ce symbole antiraciste dans son impossible choix amoureux.
Extrait VO : http://www.dailymotion.com/video/x56j8z_debut-de-metisse_shortfilms

E.N.

Feminisme et cinema : l art d un combat…

À l’occasion de la journée de la femme qui avait lieu hier, il était normal de nous intéresser aux femmes et plus particulièrement au féminisme au cinéma.

L’image de la femme dans le cinéma a longtemps obéit à des codes classiques, les films étant majoritairement réalisé par des hommes. L’essor du féminisme dans les années 60 a sensiblement changé la représentation des rapports homme / femme au cinéma.

Ce changement a été si radical qu’il en est devenu le sujet de nombreux films et cela sur différents axes.

1- Le quotidien classique de femmes occidentales :

Ainsi, nous retrouvons des films mettant en scène des femmes dans leurs quotidiens de femme normal afin de comprendre son statut et ses difficultés.


On pense ici au “Sourire de Mona Lisa” de Marc Newell (2004), où une femme dans l’Amérique des années 60 est professeur d’histoire de l’art dans une prestigieuse école féminine. Cette femme enseigne également la condition féminine et inspire ainsi ses jeunes élèves à se battre pour réaliser leurs rêves et être libre.
Bande Annonce VF: http://www.dailymotion.com/video/xpmeo_ba-le-sourire-de-mona-lisa_news


Autre exemple, “Beignets de Tomates Vertes” de Jon Avnet (2010), où des femmes au foyer menant une existence monotones vont rencontrer une vieille dame qui va bousculer leurs vies de femmes objets.
Extrait VF : http://www.youtube.com/watch?v=x0wjszP5kyE


Dans “Une pour toutes” de Claude Lelouch (2000), cinq comédiennes ne croyant plus au prince charmant se retrouve le 31 décembre 1999, remettent toutes leurs vies de femme en question.
Bande Annonce VO: http://www.dailymotion.com/video/x2jez7_une-pour-toutes-de-claude-lelouch-b_shortfilms


Plus ancien, mais véritable chef d’oeuvre sur la condition féminine “Alice n’est plus ici” de Martin Scorsese (1960) l’histoire d’Alice, une petite fille qui rêvait de devenir une star de la chanson mais qui, devenue adulte, se retrouve mariée et mère d’un gamin insupportable.
Bande annonce VO : http://www.dailymotion.com/video/xa6u4u_alice-n-est-plus-icia-bande-annonce_shortfilms


“Women in trouble” de Sébastien Gutierrez (2009) suit la vie de neufs femmes vivant à Los Angeles avec leurs vies et leurs problèmes.
Bande annonce VO : http://www.dailymotion.com/video/xaukni_women-in-trouble-bande-annonce-vo_shortfilms


“Les ordres sont des ordres”, de Franco Giraldi (1974), où une femme italienne, Giorgia, entend une voix étrange lui disant des choses absurdes. Inquiète elle en parle à un de ses amis qui lui dit que son subconscient la pousse à ne plus être une femme objet, à se libérer de son ami banquier.
Extrait VO : http://www.youtube.com/watch?v=iQClhQktkzI


Enfin, le plus récent “La brindille” d’Emmanuelle Millet (2011) met en scène une jeune femme de 20 ans, Sara, qui se retrouve enceinte du jour au lendemain. Elle va devoir affronter sa vie de jeune maman et de nouvelle femme active et se retrouve déchirée entre sa condition de mère et ses besoins d’indépendance dont elle rêvait tant.
Bande annonce VO : http://www.dailymotion.com/video/xk19h9_la-brindille-bande-annonce_shortfilms

2- Les femmes et le travail

Passée de plus en plus en revue dans l’actualité, l’égalité homme/femme au travail fait encore couler beaucoup d’encre. L’intérêt des cinéastes pour le sujet ne date pas d’hier, mais n’est pas si lointain que ça dans son traitement.


Marqué par un style très 1990, le célèbre et grand public “Working Girl” de Mike Nichols (1989) nous raconte les aventures d’une jeune femme plongée dans le travail de l’univers de Wall Street qui se retrouve manipulée par ses supérieurs machistes.
Bande annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=odR6tGpZTis


Ken Loach en fait un thème fort dans son film “ It’s a free world” (2008) où il met en scène une jeune femme se faisant virer de son agence de recrutement pour mauvaise conduite. Elle va alors monter une entreprise de cuisine avec sa colocataire et faire appel à des immigrantes pour les aider.
Bande annonce VOST : http://www.dailymotion.com/video/x419v7_it-s-a-free-world-bande-annonce-vos_shortfilms


Le récent “We want sex equality” de Nigel Cole (2010), met en lumière un groupe d’ouvrière anglaises faisant grève en 1968. Le film illustre sans nuances la différence de rémunération entre les hommes et les femmes. Mais la détermination de ses femmes va tout simplement changer le monde…
Bande annonce VOST : http://www.youtube.com/watch?v=h-OggnGYzV8


Sous un angle beaucoup plus amusant, “48 heures par jour” de Catherine Castel (2008), nous délivre l’histoire d’une jeune femme mariée avec enfant, travaillant mais plafonnant dans sa carrière…Elle rêve d’inverser les rôles avec son époux… La réalité va dépasser la fiction…
Extrait VO : http://www.youtube.com/watch?v=PcnnrmlFIVk

3- Les femmes et la politique

Peu de films ont été traité sur le sujet malgré son importance. Sans doute le signe d’une sous-représentation de la femme en politique. Peut-être aussi car il y a moins de femmes réalisatrices que d’hommes réalisateurs…

Deux films ici ont suscité notre intérêt :


Potiche (2010) de François Ozon où dans une petite ville de province la femme d’un riche industrielle digne d’une potiche va se rebeller du jour au lendemain et finir par diriger l’entreprise de son époux.Notons les nombreuses références à la politique actuelle, le dialogue inratable de Catherine Deneuve à Fabrice Lucchini “Casses toi pauvre con”. Pour la petite histoire, François Ozon avait été approché pour réaliser “La Conquête”. Mais celui-ci a refusé et a très vite réalisé ce film…
Bande annonce VO : http://www.youtube.com/watch?v=Jp3K8D-qrkw


“Femmes du Caire”, de Yousry Nasrallah (2010) où un couple de journalistes à succès riches et beaux vont soudain battre de l’aile par leur concurrence. Lui, traite de politique, elle, anime un talk show parlant d’amour et va lui voler la vedette…
Bande annonce VOST : http://www.dailymotion.com/video/xd6i2b_femmes-du-caire-bande-annonce-du-fi_shortfilms

4- Féminisme et militantisme :

Le cinéma féministe est né dans les années 70, suite a un besoin des femmes d’exprimer leur combat. Ces premiers films réalisés par des femmes s’inscrivaient dans une démarche expérimentale détonnant avec les codes classiques du cinéma. Bien que ce millitantisme soit apparu dans la contextualisation de nombreux films traitant de l’époque Peace and Love et de ses revendications sexuelles, on dénombre peu de films réalisés par des femmes dont la conception s’apparente aux codes cinématographiques habituels.


La première à s’intéresser à ce combat et à signer un best seller en la matière est Agnès Varda avec “L’une chante, l’autre pas”(1976). Deux jeunes femmes ménent une vie très différente à Paris. L’une rêve de devenir chanteuse, l’autre s’occupent de se enfants dans un contexte familial difficile. Dix ans plus tard, elle se retrouve dans une manifestation féministe…
Extrait VO : http://www.youtube.com/watch?v=pRkrhF3Cbuc


“Too Much Pussy”, (2011) ce documentaire d’Emilie Jouvet suit sept jeunes femmes féministes qui font des performances en public lors d’une tournée en Europe.
Bande annonce VOST : http://www.dailymotion.com/video/xjln1i_too-much-pussy-bande-annonce-vost-fr_shortfilms


“Les bureaux de Dieu” de Claire Simon (2008), raconte les histoires de femme travaillant et venant dans planning familial. Un sujet bien traité même si l’on regrette le trop grand nombre de vedettes pour interpréter ces femmes de tous les jours rendant l’histoire moins réelle et une réalisation techniquement critiquable même si le choix d’une caméra épaule était tout à fait justifié.
Bande annonce VO : http://www.dailymotion.com/video/x785ij_les-bureaux-de-dieu_shortfilms


“La parenthèse enchantée” de Michel Spinosa (2000) traite du militantisme féministe en fond d’histoire d’amour et de rencontres…
Bande annonce VO : http://www.dailymotion.com/video/x8pihq_la-parenthese-enchantee-bande-annon_shortfilms

5- D’autres Femmes dans le monde

La condition de la femme dans le reste du monde a fait l’objet de nombreux traitements dans des documentaires et dans la fiction. Il est vrai que les conditions générales de vie dans les pays sous développés sont moins faciles qu’en Occident. Le statut de la femme y est donc un sujet d’injustice à part entière. Ce statut a été dépeint par de nombreux journalistes et réalisateurs occidentaux. On note une très vaste filmographie reflétant ce point de vue. Mais ce sujet étant devenu un véritable combat pour les femmes vivants dans ces pays ,on voit apparaître des femmes de ces pays réaliser elle-même des films et apporter un point de vue réaliste à ce problème.


Parmi les points de vue occidentaux originaux, Women are heroes de JR (2011), un sublime documentaire montrant la vie de femmes aux quatre coins du monde. Un bel hommage à ces femmes gardant toujours le sourire et la tête haute malgré les guerres. JR a posé ses photos sur de nombreux murs, des favelas du Brésil, au Kenya en passant pas le Cambodge et a su susciter l’intérêt de ces femmes et nous offrir un autre regard.
Bande annonce VOST : http://www.youtube.com/watch?v=EQb9vDLe4IU


Sur la planche de Leila Kilani (2012) nous raconte l’histoire de quatre femme de Tanger travaillant de nuit pour survivre. Ces femmes… Et ce temps qui passe… Une oeuvre mettant en lumière le courage et la détermination des femmes.
Bande annonce VOST : http://www.dailymotion.com/video/xn5c2t_bande-annonce-sur-la-planche_shortfilms


La source des femmes (2011), Dans un petit village entre l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, des femmes vont chaque jour monter une montagne pour aller chercher de l’eau. Sauf qu’un jour, elles en ont assez et décide de faire la grève du sexe pour que les hommes apportent l’eau au village.
Bande annonce VOST : http://www.youtube.com/watch?v=fj_vYku6AmE

E.N.

Les dernieres sorties romantiques au cinema que nous vous recommandons

Quatorze films sortent en moyenne par semaine dont deux à quatre en moyenne parlent d’Amour. Depuis la semaine dernière, la France entière a entendu parlé d’Infidèles qui est loin d’être un plaidoyer pour l’Amour, de Nos plus Belles Vacances et de Hasta la Vista… Mais personne ou presque ne parle de trois films qui risquent de ne plus être à l’affiche du fait du faible budget laissé à la publicité…

Voici donc les trois films que nous vous recommandons de voir :

1- Quelle Joie de Vivre, de René Clément (1961)

L’histoire d’Ulysse et de Turiddu dans l’Italie fasciste des années 20, dont leur amour va les conduire à mener un combat pour la liberté… Dans le détail deux camarades orphelins vont adhérer aux chemises noires. Lors de leur première mission, ils doivent poser une bombe dans une imprimerie, mais Ulysse tombe amoureux de la fille du propriétaire… Fasciné par sa beauté, il oublie alors complétement ses engagements.  Ce film est à la fois drôle et sérieux. On appréciera le traitement burlesque de René Clément faisant référence au cinéma américain.. Ce film est un chef d’oeuvre réalisé en 1961 et qui ressort sur les écrans. C’est à ne manquer sous aucun prétexte…

Bande annonce VOST(Fr) : http://www.youtube.com/watch?v=O_hZRhnIc30

2- Amour Libre, de Mikko Niskamen (1966)

Deux couples d’étudiants partent un week-end d’été à la campagne pour une partie de camping au bord de l’eau. Loin des contraintes de la civilisation, au sein des beautés de la nature, vont se révéler la fragilité de l’amour et naître les tentations du désir. Les vrais sentiments éclatent au grand jour et chacun se retrouve projeté dans l’âge adulte…


3-Elena , de Andrei Zvionintsev (2012)

Elena et Vladimir sont un couple d’un certain âge avec leurs différences sociales… Vladimir est riche et froid ; Elena est pauvre et docile. Mais tout bascule lorsque Vladimir se retrouve à l’hôpital pour une crise cardiaque et réalise qu’il pourrait mourir bientôt.  Il décide de préparer sa succession et de tout léguer à son fils…

Bande annonce en VOST (Eng.) : http://www.youtube.com/watch?v=B_skt2t1JmE


Bonnes séances…

E.N.

“Noces Rebelles” de Sam Mendès (2009)